Alstom décroche un contrat majeur : 50 nouveaux trains pour Eurostar, 1,4 milliard d’euros à la clé

Eurostar a tranché : pour renouveler et agrandir sa flotte, l’opérateur transmanche a choisi Alstom, lui confiant un contrat d’un montant de 1,4 milliard d’euros pour la construction de 30 trains à grande vitesse, assortis de 20 options supplémentaires. Une victoire importante pour l’industriel français, face à son concurrent allemand Siemens Mobility, fournisseur d’une partie des rames actuelles.

Les premiers trains issus de cette commande devraient entrer en service à partir de mai 2031.

Une nouvelle génération : Eurostar Celestia

Selon Eurostar, ces nouveaux trains porteront le nom Eurostar Celestia, un clin d’œil au latin caelestis (« céleste »), évoquant le voyage et les villes européennes reliées par le réseau. Pensés pour offrir une expérience premium, ils afficheront :

  • 540 sièges par rame (soit +20 % de capacité),
  • une longueur de 200 mètres,
  • la possibilité de circuler en unité double pour atteindre 1 080 sièges,
  • des économies d’énergie de 20 à 50 % par rapport aux rames actuelles.

Eurostar prévoit que six trains Celestia seront opérationnels en 2031.

Un défi industriel pour Alstom

Ce contrat s’ajoute à un carnet de commandes déjà très dense pour Alstom, engagé dans la production de :

Face à cette pression industrielle, Alstom a annoncé en avril un investissement de 150 millions d’euros pour tripler ses capacités de production de trains à grande vitesse. Selon les informations communiquées, La Rochelle verra une seconde ligne de production opérationnelle en 2026 et Valenciennes inaugurera une nouvelle ligne en 2028.

Avec cet investissement global de 2 milliards d’euros, l’objectif d’Eurostar est clair : porter sa flotte à 67 rames et accélérer son développement sur de nouvelles liaisons. Trois lignes sont d’ores et déjà annoncées pour le début des années 2030 :

  • Londres – Francfort
  • Londres – Genève
  • Amsterdam / Bruxelles – Genève

Eurostar ambitionne également d’augmenter ses fréquences vers Londres et vise un trafic de 30 millions de passagers en 2030, contre 19,5 millions en 2024.

L’arrivée prochaine de concurrents sous la Manche — avec la fin du monopole historique d’Eurostar — pousse également l’entreprise à renforcer son offre.

Un marché qui pourrait encore profiter à Alstom

Dans cette perspective d’ouverture du marché, l’industriel français pourrait décrocher un nouveau client. Le groupe britannique Virgin a signé une exclusivité contraignante avec Alstom : si Virgin obtient l’autorisation d’exploiter des trains sous la Manche, une commande ferme de 12 trains à grande vitesse pourrait suivre.

 

ℹ️ Source Alstom remporte le contrat d’Eurostar pour 50 nouveaux trains à grande vitesse et empoche 1,4 milliard d’euros | BFM Business